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L’association Pasarea  était présente dans le petit village de Zece Hotare et dans la commune de Suncuius du 15 juin au 18 septembre.

Comme tous les ans, les activités furent nombreuses et dans la continuité des précédentes.
Mais il faut le reconnaître, je commence à me lasser ; non point que je n’y crois plus, bien au contraire, mais la quasi-totalité des actions est réalisée par moi-même et … Je n’ai plus 20 ans !!!
Il n’est pas question d’arrêter, mais il va falloir procéder autrement.
Cette année, lors de mon retour en France, quelle ne fut pas ma surprise ! En partenariat avec le Secours Populaire Français depuis de nombreuses années, celui-ci a décidé de stopper les aides pour la solidarité au sein de ce village. Il veut s’orienter vers d’autres destinations. Ce que je conçois tout à fait. Mais peut être aurait-il pu me le dire avant mon départ et non à mon retour ! Nous avons déjà pris des engagements pour 2017 et il faudra les honorer… On se débrouillera.
Depuis 1994, nous agissons dans ce petit village. Il est évident que nous ne parlons plus d’aide humanitaire mais d’actions de solidarité. L’on nous reproche «le côté affectif » qu’ont pris nos actions !!! Mais qu’est la solidarité sans l’affectif, sans le côté humain, sans l’amour ?
La solidarité ce n’est pas arriver avec une enveloppe de billets ou un camion plein de marchandises, cela passe avant tout par l’humain. Il faut savoir être à l’écoute de l’autre, dialoguer, conseiller mais aussi apprendre. Il faut aussi savoir « lâcher prise » et que les personnes se responsabilisent et volent de leurs propres ailes. C’est là tout le sens du nom de l’association : Pasarea, qui veut dire passereau en roumain. L’homme doit être capable de se libérer et voler de ses propres ailes.
Nous avons porté le village pendant de longues années, créé de véritables amitiés, vu grandir les enfants et s’engager dans leur vie d’adulte.
Des directions importantes sont à conserver : l’action envers la jeunesse -terreau d’un pays- la sensibilisation des personnes sur les responsabilités à prendre, la prise de conscience que le bonheur vient de « l’intérieur » et ne dépend pas des événements extérieurs.
Concernant la jeunesse, nous avons mis en place une structure type « Copain du Monde ». Nous avons également créé en partenariat avec la mairie de Rodilhan un comité de jumelage. Nous continuerons nos actions de solidarités envers les plus démunis.
Il faut encore et toujours privilégier le dialogue, l’écoute, l’échange. Le but n’étant pas de convaincre l’autre, mais de le pousser à se questionner, à réfléchir sur ses conditions d’existence et les manières de les améliorer. Cela demande du temps. Il ne faut rien imposer, il faut savoir attendre que l’autre assimile, et comprenne de lui-même les nouvelles directions à prendre.
La mécanisation des activités agricoles -grâce aux subventions européennes- va leur permettre de dégager du temps pour d’autres activités.
Ils ont un beau village, ou la société de consommation n’a pas encore pénétré, il existe de belles forêts, de fortes possibilités pour le tourisme vert, pour valoriser l’écologie et la protection de l’environnement.
L’avenir est entre leurs mains !

 

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